
- AINSI SOIT-IL -
Profil d'un horizon lointain,
Derrière le miroir de la vie,
Attendre...
Contemple ciel et terre en vain.
Derrière le miroir de mes pensées,
Attendre...
Diffuse chaque lueur d'un destin.
Derrière le miroir de l'âme,
Attendre...
Souffle le vent entre ses mains.
Chassant nuage au couleur d'étain,
Laissant ainsi le soleil éclairer la profondeur des ténèbres....
Ainsi, Dansent, sensuelles luminescences en tes yeux...
Ainsi, Dansent, spectres de mes sens en tes yeux...
Ainsi, Dansent, flammes d'entant en tes yeux...
Ainsi, Dansent, perles de diamants en tes yeux...
Ainsi, Reflète, ce visage immaculé...Souvenir de nos destins liés.
Ainsi, Reflète, l'ange tant aimé...Souvenir de nos passions enchaînées.
Ainsi, Reflète, ses larmes versées...Souvenir de nos rêves inachevés.
Ainsi, Reflète, notre sang coulé...Souvenir immortalisé à jamais.
Au loin se profile un horizon sans fin,Derrière le miroir de la vie...
Deux anges ainsi réunis...
Ainsi soit-il.
Merci Pazuzu :)

Aimer, c'est perdre le contrôle.
[Paulo Coelho]
Georges Brassens
Les amoureux des bancs publics
Les gens qui voient de travers
Pensent que les bancs verts
Qu'on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents
Mais c'est une absurdité
Car à la vérité
Ils sont là c'est notoire
Pour accueillir quelque temps les amours débutants
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques
Ils se tiennent par la main
Parlent du lendemain
Du papier bleu d'azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher
Ils se voient déjà doucement
Ell' cousant, lui fumant
Dans un bien-être sûr
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques
Quand la saint' famill' machin
Croise sur son chemin
Deux de ces malappris
Ell' leur décoche hardiment des propos venimeux
N'empêch' que tout' la famille
Le pèr', la mèr', la fille
Le fils, le Saint Esprit
Voudrait bien de temps en temps pouvoir s'conduir' comme eux
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques
Quand les mois auront passé
Quand seront apaisés
Leurs beaux rêves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds
Ils s'apercevront émus
Qu' c'est au hasard des rues
Sur un d'ces fameux bancs
Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques