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Le Souffle de la pierre d'Irlande
"Je pose ma tête sur le ventre de la terre, Epiant le moindre souffle des pierres qui respirent..."
Il s'agit de l'opercule d'un coquillage que l'on peut ramasser sur certaines plages après une grosse tempête. La taille des opercules peut varier de 2 mm à 3 cm.
C'est au IV ème siècle que naquit la légende de Ste Lucie : une jeune fille de la noblesse Syracuse qui obtint la guérison miraculeuse de sa mère atteinte d'une maladie incurable à force de prières répétées à la Vierge Marie.
Vouant un culte et une dévotion sans limites à cette dernière, elle s'arracha les yeux et les jeta à la mer pour ne pas être détournée de sa foi et éloigner ses prétendants.
Toute entière tournée vers la prière, elle réalisa bon nombre de miracles. En réponse à cette dévotion, la Sainte Vierge, lui rendit la vue et lui donna des yeux plus beaux et plus lumineux ("Occhji belli e lucentti").
L'opercule du coquillage nommé le "Turbo Rugueux" que l'on trouve sur les rivages méditerranéens symbolise les yeux de Ste Lucie. En porter un, éloigne, dit-on, le mauvais oeil et favorise la chance.
Il est à noter que l'on retrouve des variantes de ce symbolisme, dans tout le bassin Méditerranéen, et au-delà ( notamment en Indonésie ).
En Corse "l'oeil de Sainte Lucie" est considéré comme un porte bonheur.
Voilà l'histoire réelle (...) d'une expression connue de tous, mais très souvent mal orthographiée
L'histoire du pourquoi est malheureusement inconnue de beaucoup, aussi, après de longues recherches, je la livre un peu écourtée, mais bien réelle.
Par un beau jour d'automne 1820, le Duc de Mirnouf, passionné par la chasse mais frustré par le maigre gibier qu'il ramenait de ses pérégrinations forestières, imagina qu'il devait être possible de fabriquer un outil apte à lui faciliter la tâche et rendre plus plaisante sa traque des animaux. Il convoqua tous les artisans de la contrée pour mettre au concours la concrétisation de cette idée et leur laissa deux mois pour fabriquer le plus inventif et le plus efficace des appareils.
A peine une semaine plus tard, un marchand du nom de Martin Écouille, se présenta au château, clamant à qui voulait l'entendre qu'il possédait ce dont le Duc rêvait. Il obtint sans peine une audience auprès du noble seigneur et s'empressa de lui faire la démonstration de sa merveille.
Devant une assemblée dubitative mais curieuse, il sortit de sa poche un minuscule sifflet (un appeau) et le porta à la bouche pour produire un son strident qui aussitôt imposa le silence parmi les personnes présentes. A peine quelques secondes plus tard, des dizaines d'oiseaux de toutes sortes s'étaient approchés et virevoltaient autour de lui, comme attirés et charmés par cette étrange mélodie.
Le Duc imagina sans peine le profit qu'il pouvait tirer d'un tel accessoire lors des ses futures chasses. Il s'éclaircit la gorge et ne prononça qu'une seule phrase :
- Combien cela va-t-il me coûter?
Martin Écouille, sûr de lui, répondit qu'il accepterait de se séparer de son objet en échange de la moitié de la fortune de son interlocuteur?
Cette requête fit sourire l'assemblée mais le Duc garda tout son sérieux et accepta la transaction. La nouvelle fit grand bruit et se répandit vite bien au delà des limites du duché : Un marchand avait vendu un sifflet pour une somme astronomique au Duc qui en paya le coût sans broncher. On ne sait plus aujourd'hui ce que le marchand est devenu par la suite et l'objet n'a hélas pas survécu aux années mais cette anecdote a subsisté dans la langue française pour qualifier les objets hors de prix :
« Ça coûte l'appeau d'Écouille ».
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Les traditions de noël en Alsace
L'Alsace est une région riche en tradition, qui fait sa spécificité. Noël, en Alsace, présente un certain nombre d'aspect typique, largement répandu aujourd'hui. Vous trouverez dans cette page, un certain nombre de ces traditions, ainsi que leur signification.
La Couronne de l’Avent :
Elle symbolise la période précédent Noël et débute le dimanche le plus proche de la Saint André. Elle est ornée de quatre bougies qui sont l’emblème de l’attente de la naissance du Christ ; symbole d’espérance et de lumière.
Vous découvrirez des couronnes en tout genre, le plus souvent agrémentées de branches de sapins, de bâtons de cannelle, de rondelles de citron ou d’orange, sans oublier l’ange qui nous protège.
La Saint Nicolas :
Saint Nicolas, fêté en Alsace et en Lorraine reste un mythe pour les enfants. Ces derniers mettent leurs bottes devant la porte afin que Saint Nicolas, patron des écoliers leur rapporte le 6 décembre des friandises ainsi que pains d’épice et clémentines.
Mais n’oublions pas notre “Männele” en brioche qui est également l’un des symboles de cette fête.
Une des légendes de Saint Nicolas :
La légende de Saint Nicolas veut que le saint ait ressuscité trois petits enfants qui étaient venus demander l’hospitalité à un boucher.
Celui-ci les accueillit et profita de leur sommeil pour les découper en morceaux et les mettre au saloir.
Sept ans plus tard, Saint Nicolas passant par là demande au boucher de lui servir ce petit salé vieux de sept ans.
Terrorisé le boucher pris la fuite et Saint Nicolas fit revenir les enfants à la vie.
Le Père Noël :
Qui dans son enfance n’a pas été ébloui par cet homme mythique qui nous a fait rêver et nous a gardé éveiller pendant dans heures tant nous l’attendions. Nous le guettions par la fenêtre afin de le voir arriver sur son magnifique traîneau et quelle déception le jour où l’on apprend que cet homme certes très vieux n’est finalement qu’un rêve dans la vie de chaque enfant.
Son habit tout rouge et sa hotte remplie de bonbons et de clémentines a toujours autant de charme et est très souvent la crainte des enfants qui n’ont pas toujours été sage.
Il reste bien ancré dans nos traditions et fait partie du rêve de tout un chacun.
Son adresse est connue de tous ; oui la lettre au Père Noël reste une tradition dans les familles et permet aux enfants de faire leurs choix en cadeaux.
Christkindel – Père Fouettard – Hans Trapp :
Ces trois personnages font également partie du mythe de Noël. On associe à l’image du Christkindel une jeune femme douce tout de blanc vêtu et représentant la féerie des nombreuses légendes alsaciennes. Elle est souvent accompagnée du père fouettard ou du Hans Trapp afin de faire peur aux enfants. Ces personnages légendaires que l’on voit de moins de moins avaient pour objectif d’effrayer les enfants, et d’en faire des anges dans cette période de l’avent.
Le sapin :
Autre symbole de Noël, cet arbre que nous ornons des plus beaux atours permet à tout un chacun de vivre cette magie au sein de son foyer. Au début l’arbre était uniquement orné de pommes et d’hosties alors que maintenant nous l’agrémentons au gré de nos envies.
Actuellement chaque village, chaque ville à son ou ses sapins décorer de merveilleuses façons.
La crèche :
Représentant la nativité du Christ, la crèche reste l’élément important de Noël. La coutume veut que l’on ne dépose l’enfant Jésus qu’après les douze coups de minuit et qu’on approche chaque jour un peu plus les rois mages venant faire leurs offrandes.
Devenue de plus en plus rare, les crèches vivantes vous font revivre cette naissance symbole de joie et d’espérance.
La messe de minuit :
En cette veillée de fête et d’attente elle représente la délivrance ainsi que la joie et l’acclamation à la vierge ayant donnée naissance à l’enfant Jésus.
Les marchés de Noël :
Les marchés de Noël sont la tradition de l’Alsace et apparaissent en même temps que le début de l’avent.
Au début les marchés de Noël ne se faisaient que dans les grandes villes, actuellement ils s’étendent jusque dans nos campagnes afin d’y apporter la magie. Ces derniers sont souvent animés par des crèches vivantes et les légendes de Noël.
Les senteurs de vin chaud et des bredele de Noël vous accueilleront et vous guideront tout au long de votre parcours où vous découvrirez des accessoires pour votre sapin, des crèches, des santons, de l’artisanat en tout genre sans pour autant oublier les magnifiques jouets en bois.
Les illuminations :
En cette période de fête vous pourrez au détour des routes voir de magnifiques décorations que ce soit par les illuminations communales qui font des merveilles mais également grâce aux habitants qui en cette période décorent leur maison et en font un lieu festif.
Laissez-vous porter par ses beautés qui vous rendent votre côté enfantin. Vous verrez des Pères Noël escaladant les murs afin d’atteindre la cheminée, des cerfs ainsi que le traîneau et pleins d’autres merveilles.
Vous voulez découvrir une forêt illuminée : alors rendez-vous à Grendelbruch où vous vivrez un instant magique.
Les contes et légendes :
Laissez-vous bercer par les histoires de gnomes et de lutins d’Alsace qui vous raconteront de façon très discrète leurs histoires mais également la façon dont ils préparent Noël.
La beauté mais également la tristesse de certains contes vous rendront votre âme d’enfant et feront la joie des plus petits.
Les gourmandises de Noël :
Cette période est également très propice pour se mettre derrière ses fourneaux afin d’épater le palais.
Vous pourrez déguster les fameux bredele de Noël (dont vous trouverez des recettes sur le site ci-après : http://www.lacuisinedemarthe.com), mais également les lekerle qui sont une espèce de pain d’épice et n’oublions pas le fameux christstolle qui est le pain de Noël.
Pour les plus gourmands et les plus courageux, le foie gras maison (recette sur : http://www.lacuisinedemarthe.com) en surprendra plus d’un.
Mais n’oublions pas la bière de Noël qui fait la joie de nos brasseurs.
L’Epiphanie et les rois mages :
Fêtée le 6 janvier, la venue des rois mages Gaspard, Melchior et Balthazar chargés des présents qui sont l’or, l’encens et la myrrhe reconnaissent par ce geste la naissance du messie.
L’Epiphanie devenue la fête des rois est symbolisée par une galette où l’on cachera une fève afin de trouver le roi ou la reine de la journée.
Une tradition très enfantine perdure, en effet en général c’est un enfant qui distribuera les parts de gâteau. Etant caché sous la table il n’aura pu voir où se trouve la fève et désignera l’heureux élu de chaque part.
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La légende des Sorcières
Il y a bien longtemps de cela, l'inconnu, les phénomènes de la nature, les prémonitions effrayaient le commun des gens. D'aucun(e) s fut affublé du nom de sorcier(e) s.
C'était aussi l'époque où pour un oui on un non, l'on vous dénonçait comme sorcière.
Le malheureux ou la malheureuse était alors soumise à "La Question" dont il avait une chance minuscule d'échapper au bûcher.
Ces temps sont, fort heureusement, bien révolus depuis le XVIIIème siècle.
Mais déjà, au XVIIème siècle,
Pour démystifier cette triste période,
Des légendes naissent comme celle de:
Marie Wolf,
La sorcière de Riquewihr,
La bienfaitrice.
Apparaissent aussi des Lutins, Fées et Farfadets, Trolls, Dragons et autres Créatures tantôt menaçantes, fantastiques, malicieuses ...
On raconte, qu'au XVIIème siècle,
Une jeune habitante de Riquewihr, qui répondait au nom de Marie Wolf, vivait heureuse auprès de son fiancé. Son bonheur s'enfuit avec l'arrivée de la Guerre qui les sépara.
Son fiancé, soldat, fut tué. Marie décida de vivre recluse, tant son chagrin fut profond, avec pour seule compagnie son chat noir.
Les villageois l'appelèrent alors la sorcière. Un soir qu'elle se promenait sur les remparts de la ville assiégée, les ennemis furent terrorisés par ses longs sanglots qu'accompagnaient les miaulements de son chat noir et s'enfuirent, pris de panique.
Les Riquewihriens la déclarèrent Bienfaitrice et Gardienne de la Ville. L'histoire se répandit dans toute la région et depuis, chaque habitant, pour se protéger du mal, accroche près d'une fenêtre, une sorcière orientée vers l'extérieur, symbolisant Marie Wolf.
Aujourd'hui encore, en Alsace, les sorcières portent bonheur.
Peu de cités alsaciennes peuvent, comme Riquewihr, se targuer d'avoir une Boutique qui vous invite à voyager à travers les âges, à la rencontre de comtes et de légendes. Cette boutique vous invite à vous laisser emporter dans un univers magique où, pour collectionneurs et amateurs de belles pièces, un vaste assortiment de sorcières est proposé. Mais vous y trouverez aussi, Fées, Elfes, Trolls, dragons et autres créatures fantastiques... et une très belle collection de littérature.
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Sainte Catherine
Le 25 Novembre, jour de la Sainte Catherine, est le jour des Catherinettes. On y fête les jeunes filles de 25 ans qui ne sont pas encore mariées. La tradition veut qu'elles portent un chapeau extravagant aux tons jaunes et verts confectionné pour ou par elles, à leur image. Quelle est l'origine de cette tradition ?
Découvrez la vie incroyable de Catherine d'Alexandrie, sainte, martyre et docteur de l'Eglise. Née à Alexandrie au sein d'une famille noble, Sainte Catherine se convertit au christianisme à la suite d' une vision. Jésus, ému par sa ferveur, contracte avec elle un mariage mystique sous les yeux de Marie et de la Cour céleste. Très intelligente, elle suit les cours des plus grands maîtres chrétiens et on dit qu'elle réussit à démontrer à 50 grands philosophes d'Alexandrie la vanité des idoles et la fausseté de leur foi, jusqu'à les convertir tous.
Impressionné, l'empereur Maxence lui propose un mariage royal, qu'elle refuse par fidélité envers son mari mystique. Humilié, l'empereur lui fera subir le supplice de la dislocation des membres sans succès, puis le supplice de la roue duquel elle sort indemne. Elle finira décapitée le 25 Novembre 307 et deviendra la seule Sainte du paradis à posséder trois auréoles : la blanche des vierges, la verte des docteurs et la rouge des martyrs. Sainte Catherine est aujourd'hui la patronne des filles à marier, mais aussi des théologiens, philosophes, orateurs, notaires, étudiants, meuniers, plombiers, tailleurs ...
La tradition de Sainte Catherine remonte au Moyen âge. A l'époque, les filles de 25 ans qui n'étaient pas encore mariées revêtaient des tenues et des chapeaux extravagants et se rendaient en cortège devant une statue de Sainte Catherine pour la parer de fleurs, rubans, chapeaux ... Elles coiffaient Sainte Catherine dans l'espoir de trouver un mari !
A l'origine, la Sainte Catherine était la fête des filles de 25 ans qui n'étaient pas mariées. Elles allaient au bal et celles qui voulaient trouver un mari se mettaient un chapeau complétement fou sur la tête. Elles y accrochaient des objets jaunes et verts pour se faire remarquer.
Dans le nord de la France les jeunes filles s'envoient ce jour la des cartes de la Sainte Catherine pleines de souhaits et de doux espoirs.
Faire soi-même sa citrouille d'Halloween
Le 31 octobre prochain, fantômes, sorcières et petits monstres envahiront les rues des villes à la recherche de friandises, selon la tradition bien ancrée d'Halloween. Et qui dit Halloween, dit forcément citrouille. Pour ne pas déroger à la règle, voici quelques conseils pour faire sa citrouille dans les règles de l'art.
Acheter sa citrouille
Si cette étape paraît certes évidente, il ne faut pas choisir n'importe quel légume. Choisir sur les étals, un légume gros et ferme. Plus la citrouille sera ferme, plus la découpe sera aisée.
Dessiner le visage de la citrouille
Pour cela, se munir d'un gros feutre, noir en général, et dessiner les parties essentielles du visage, les yeux, le nez et la bouche. Mieux vaut se contenter de formes simples, comme des triangles, pour faire les yeux et le nez, et dessiner une bouche dentelée. Les formes simples seront plus faciles à découper. Les moins habiles peuvent s'aider d'un pochoir préalablement dessiné. Ils n'auront qu'à reproduire son contour. Quant aux plus habiles et aux plus créatifs, un visage effrayant peut être dessiné.
Ouvrir la citrouille et la vider
Dessiner autour de la queue de la citrouille, au sommet, un cercle ou encore une étoile. A l'aide d'un couteau très tranchant, (la peau de la citrouille est épaisse et dure à entamer), découper le contour. Il faut ensuite vider le légume à l'aide d'une cuillère à soupe ou même directement avec les mains. Il est recommandé de laver l'intérieur de la citrouille après l'avoir vidé pour éviter tout reste de résidus.
Découper les parties du visage
Cette étape est à réaliser avec délicatesse pour éviter les dérapages et ne pas créer de cicatrices disgracieuses sur le visage de la citrouille.
Placer la bougie
La citrouille est fin prête. Il ne reste plus qu'à placer la bougie au fond de la citrouille. Le couvercle peut ensuite être replacé selon les envies.
Recommandations
La préparation de la citrouille d'Halloween doit être effectuée sous le regard vigilant d'un adulte, notamment à cause la manipulation du couteau. Il est d'ailleurs recommandé aux adultes de découper eux-mêmes la citrouille. La citrouille est un légume à peau épaisse et les enfants rencontreront des difficultés à la découper eux-mêmes. Enfin, ne pas oublier de protéger le plan de travail à l'aide de papier journal. Les éclaboussures et les salissures sont garanties pendant la préparation de la citrouille, donc mieux vaut s'équiper d'un tablier ou d'un vieux vêtement.
Un petit rien, c’est dire bonjour
A la voisine et aux amis.
C’est presque rien et c’est facile,
Cela rend la vie plus jolie.
Un petit rien, c’est dire merci
A celui qui vous rend service.
C'est presque rien, un petit mot de courtoisie
Qui rend heureux celui à qui il est dit.
Un petit rien, c’est un sourire
A distribuer sur son chemin.
C’est presque rien, mais c’est beaucoup.
Cela rend heureux et c’est contagieux.
Un petit rien, c’est dire je t’aime
A la personne que l’on aime.
C’est presque rien, c’est important
L’amour s’entretient chaque jour.
Ces petits riens sont peu de choses,
Mais ils illuminent la journée
Ils donnent envie de partager le bonheur
Et cela, ça n’a pas de prix.
Féminines, belles et légères, innombrables, diverses de forme et de taille, d’attributs et de pouvoirs, on connaît leur baguette magique et leurs anneaux. Elles se montrent, en général, savantes et protectrices, secourables aux hommes et attentives aux enfants ; certes, il en est de maléfi ques, proche des sorcières. Maîtresses du destin, elles disposent d’une immense capacité d’illusion, au point que l’on appelle un mirage, fata morgana, la Fée Morgane. Demi-soeur du roi Arthur, élève de Merlin et experte en magie, délaissée par Lancelot, trahie par le chevalier Guyomard, elle se venge et emprisonne à jamais les amants infi dèles dans le Val sans Retour, en forêt de Brocéliande. Mais un jour, les fées auraient été chassées de Brocéliande pour un motif oublié. Elles pleurèrent tant de larmes que se créa une mer intérieure, le Golfe du Morbihan. Elles y jetèrent leurs couronnes de fleurs qui donnèrent le jour aux 365 îles du golfe. Trois couronnes s’aventurèrent jusqu’à l’océan pour former Houat, Hoëdic et la plus belle, celle de la reine des fées, Belle-Ile. Si les fées paraissent proches des anges gardiens, il est des apparitions féminines bien moins sécurisantes, dans l’obscurité ou lorsque le brouillard flotte sur l’eau, quand la brume s’accroche aux haies. On parle alors de dames blanches. On les rencontre la nuit venue au voisinage de châteaux. A Châtelaudren, sur l’emplacement de l’ancien château des comtes de Goëlo, la belle Marguerite de Clisson continue de témoigner des luttes sanglantes qui se déroulèrent en Bretagne au cours des XIVème et XVème siècles, alors que les familles de Blois et de Montfort se disputaient le trône ducal. A Rennes, sur la place du Palais, les Demoiselles de Raynac, guillotinées pendant la Terreur, continuent de revenir certaines nuits de pluie ou de brouillard, sur les lieux de leur supplice.
L' Armorique ou “Petite Bretagne” est bien présente dans l’ample cycle breton, cinq volumes réunis d’emblée par Chrétien de Troyes, autour de 1170. Certes, les aventures du roi Arthur et de sa cour concernent également le Pays de Galles et la Cornouailles britannique, c’est-à-dire la partie nord du royaume.
Néanmoins, bien des épisodes animés de la Quête du Graal ou des amours ambiguës de la fée Viviane et de l’enchanteur Merlin se déroulent en Brocéliande, aujourd’hui forêt de Paimpont. Et, plus à l’ouest, l’on n’oubliera pas les bois du Huelgoat ; on y découvre la Grotte d’Artus, un abri sous un gros rocher, et son Camp, une très ancienne enceinte fortifiée en ellipse.
Tristan rencontre son oncle Marc’h à la mort de ses parents. Marc’h cherchant à se marier, le jeune homme propose de conquérir. Iseult, la fille du roi d’Irlande. il se rend en Irlande et sollicite alors du roi d’Irlande la main d’Iseult pour le roi Marc’h. Le père accepte, afin de renforcer les liens entre l’île et la péninsule, bien que la fille se montre dépitée pourtant, elle obéit et s’embarque.
Sur le bateau qui vogue vers la Cornouailles, les deux jeunes gens boivent, par erreur, le philtre d’amour destiné au roi Marc’h. La magie opère, le couple s’aime passionnément. Toutefois, Iseult épouse le roi, À quelque temps de là, Marc’h découvre les amants endormis, n’ayant entre eux que l’épée de Tristan ; maître de lui, il remplace l’arme par la sienne et s’éloigne sans bruit. Au réveil, aussi embarrassés d’être découverts que touchés par l’indulgence du roi, ils décident de se séparer. Le garçon repart vers la Bretagne, le pays de son père ; il y prend sans joie une épouse, sans jamais oublier Iseult qu’il rencontre parfois, traversant en secret la Manche.
L' Armorique ou “Petite Bretagne” est bien présente dans l’ample cycle breton, cinq volumes réunis d’emblée par Chrétien de Troyes, autour de 1170. Certes, les aventures du roi Arthur et de sa cour concernent également le Pays de Galles et la Cornouailles britannique, c’est-à-dire la partie nord du royaume.
Néanmoins, bien des épisodes animés de la Quête du Graal ou des amours ambiguës de la fée Viviane et de l’enchanteur Merlin se déroulent en Brocéliande, aujourd’hui forêt de Paimpont. Et, plus à l’ouest, l’on n’oubliera pas les bois du Huelgoat ; on y découvre la Grotte d’Artus, un abri sous un gros rocher, et son Camp, une très ancienne enceinte fortifiée en ellipse.
Armorique ou “Petite Bretagne” est bien présente dans l’ample cycle breton, cinq volumes réunis d’emblée par Chrétien de Troyes, autour de 1170. Certes, les aventures du roi Arthur et de sa cour concernent également le Pays de Galles et la Cornouailles britannique, c’est-à-dire la partie nord du royaume.
La légende du Dragon de feu Un jour un grand-père appela son petit-fils et lui raconta l'histoire suivante : " Petit-fils, écoutes-moi. J'ai eu la chance une nuit d'apercevoir une chose merveilleuse. J'avais été réveillé par une envie soudaine de manger quelque chose et était descendu à la cuisine. Après avoir grignoté quelques biscuits, je me mis à lire un journal posé sur la table. Il devait être près de deux heures du matin et je me sentais complètement éveillé. Je n'avais même pas songé à allumer une lampe pour éclairer la petite pièce et trouvais d'ailleurs que la lumière de la lune éclairait bien assez…
Trop bien me dis-je et je me levais pour me diriger vers la fenêtre afin de contempler Madame la Lune. Ma surprise fut grande lorsque ce que je vis dans le ciel et qui brillait d'une lumière étincelante, n'était pas la lune mais un dragon de feu ! Grand comme un tronc d'arbre, la créature semblait aller de grenier en grenier dans les maisons voisines…
Soudain, le dragon se dirigea vers notre maison. Pris de peur, je me jetai au sol. Je fus très étonné de ne point entendre un vacarme étourdissant. Au contraire, le bruit était timide. Mais j'entendis ! J'entendis des pattes lourdes et prudentes déplacer des choses dans notre grenier… Par la fenêtre, je vis le dragon repartir mais c'était pour revenir tout aussi vite. Il recommença ses allées venues plusieurs fois avant de s'en aller pour de bon. A l'aube, je gravis l'escalier menant au grenier et, ouvrant la trappe, je ne vis rien de particulier à première vue. Je me mis à fouiller le grenier de fond en comble, mais rien ! Aucune trace de l'étrange visite nocturne. Absolument aucune. Petit-fils, si je te raconte cette histoire, c'est que quelques jours après cet incident incroyable, je le racontais à ma propre grand-mère qui m'apprit ceci : le dragon de feu est bien connu en Alsace, il cache dans les greniers des trésors fabuleux qui ne peuvent être découverts qu'après deux générations !
Petit-fils, je crois que le moment est venu… " Bien sûr, bien sûr, tout ceci n'est que légende, me direz-vous… Mais comment expliquer que le petit-fils en question, aujourd'hui un homme mûr, est à la tête d'une fortune colossale ? Les mauvaises langues prétendent qu'il aurait trempé dans de sales affaires qui auraient fait sa fortune. Mais lorsqu'on le voit, en pleine nuit, au milieu de sa pelouse, contemplant le ciel en souriant d'un air satisfait, on ne peut croire que cet homme fut ou soit mauvais. Et son regard d'enfant, le lance-t-il vers son grand-père tant aimé et aujourd'hui disparu ou vers ce point lumineux, qui semble se déplacer et qui ressemble étrangement à… un dragon !
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La massue dans les armoiries de Colmar.
Par la volonté de la jalouse Junon, le héros et demi-dieu Hercule s'était pour douze ans engagé au service D'Eurystheus; sur l'ordre de celui- ci, il avait déjà accepté de courir les risques de plusieurs aventures en Orient d'où il était heureusement sorti. Il s'agissait maintenant pour lui de s'en aller vers l'Occident pour chercher dans l'île d'Erytheira (Gadeira ou Gadès) près de la côte d'Espagne, les boeufs de Geryones, le géant aux trois corps, dont le troupeau était gardé par Orthros, le chien à deux têtes, et par le géant Eurytion. Hercule sortit encore heureusement de cette aventure. Eurystheus consentit à lui laisser la propriété du troupeau qu'il réclamait, à condition qu'il parcourrait chaque jour, sans exception avec son troupeau un itinéraire déterminé de vingt milles. Hercule accepta cette condition et au prix de mille aventures il fit passer à son troupeau les Pyrénées et les montagnes de la Gaule de Sud. Il franchit les plus hauts sommets des Vosges par la route qu'avait déjà suivie Bacchus au temps où il avait enseigné aux Triboques l'art de planter la vigne; Hercule redescendit dans la belle vallée du Rhin jusqu'à Argentovar, aujourd'hui Horbourg, où il arriva un soir et où il voulut se reposer des fatigues de sa route, mais un moment seulement, car il n'avait pas achevé les vingt mille imposés.
Il reprit ses forces en avalant quelques coupes du meilleur vin, mais notre héros si fort trouva dans ce vin plus fort que lui, et il s'endormit. S'étant enfin éveillé, il se releva pour tâcher de rattraper le temps perdu, mais il ne réussit pas à atteindre Bâle, but de sa journée. De plus, dans sa hâte, il avait oublié d'emporter le terrible outil, le fidèle instrument de ses exploits, sa massue. Longtemps, cette massue fut conservée comme souvenir et comme témoin de la présence du demi-dieu en Alsace, quand, plus tard, la belle ville de Colmar s'éleva entre les eaux de la Thur et de l'Ill, on mit la massue d'Hercule dans ses armoiries où elle brille encore aujourd'hui sur champ rouge et vert, surmontée d'une couronne de muraille.
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L'ourse noire de dame Richarde.
Lorsque Richarde, épouse de l'empereur Charles le Gros, eut été murée à cause des méchants bruits que faisaient courir sur elles certains écuyers, blessés de son dédain, un homme sonna du cor et demanda qu'on le fît connaître aux yeux de l'empereur.
Et il dit:
"Je suis le sire d'Andlau. J'habite une vallée où il y a plus d'ours que d'hommes. Je lance le harpon sur quiconque a la langue trop bien pendue à l'égard du prochain. On a tenu sur ta femme des propos malveillants. Qu'on vienne m'en rendre compte, car elle est de ma famille." Il fallut bien que les écuyers félons s'alignassent devant l'homme de la vallée des ours. Tant à cheval qu'à pied, dans la carrière, il les meurtrit tous en un tour de bras, et devant la victoire du défenseur de la faiblesse, il fallut bien à l'empereur reconnaître la pureté de Richarde. On la délivra, et le sire d'Andlau dit à Charles le Gros: "Tu n'es pas digne de l'épouse que D. t'avait confiée." Richarde s'agenouilla et dit à son tour: "Mon maître, l'heure de la séparation a sonné. Il convient que je quitte le séjour du mal, car D. m'appelle." Et elle s'enfuit, escortée par les gens d'Alsace. Elle galopa durant des jours et des jours, et certain soir un ermite apparut qui lui cria: "Va vers les bêtes sauvages, noble femme; va leur prêcher la bonne parole. Dans la vallée, là-bas, quand tu verras une ourse noire creuser la terre, arrête-toi, et bâtis une maison pour D."
Richarde continua sa route, et comme elle s'enfonçait, entre des rocs abrupts, dans une sombre vallée au plus profond de laquelle un torrent écumait, le sire d'Andlau lui cria: "Ma dame Richarde, c'est ici que commence mon pays!" et dans le ciel obscurci, la vallée semblait se rétrécir de plus en plus. Soudain, là où l'on aperçoit la plaine, l'impératrice s'arrêta. Une ourse noire grattait la terre. "Que fais-tu, pauvre bête? Dit Richarde, descendue de son cheval. Tu m'indique le terme de ma route?... -N'approchez pas, dame, cria le chevalier. Ses crocs vont vous déchirer!" Mais l'impératrice caressait la tête de l'ourse qui lui montra le corps raidi de son ourson. Et des larmes coulaient des yeux de la bête. Dame Richarde prit l'ourson dans ses bras et le réchauffa contre son sein. "Pourquoi voulais-tu l'enterrer, ton petit? dit-elle. Il n'était qu'engourdi..." Alors l'ourse noire se mit à faire la belle, à sourire, montrant ses gencives rouges, et à lécher l'impératrice, qui ne le lui demandait pas, mais l'intention était bonne tout de même...Les chevaliers avaient mis pied à terre, et regardaient le prodige d'un colloque entre une impératrice et un animal sauvage. L'ourse, pour bien marquer combien elle était reconnaissante, vint poser son nez froid sur le bout des doigts. Richarde commanda que des maçons de Barr vinssent avec leurs matériaux, et elle fit bâtir un grand couvent pour les pauvres et les déshérités, cependant que le sire d'Andlau élevait une forteresse à deux tours, qui regarda la plaine. Et l'on dit qu'au jour de la consécration du couvent, les ours de la vallée d'Andlau vinrent très respectueusement adorer le Créateur. On dit aussi que l'impératrice une fois morte, l'ourse gratta la terre comme sur la route, mit à jouer le corps de sa bienfaitrice, tenta de la réchauffer, gémit toute une nuit, et mourut à son tour.
Voilà l'histoire de Richarde.
C'est en souvenir d'elle que les montreurs d'ours, quand ils passent à Andlau, sont logés et nourris aux frais de la cité, pour la plus grande gloire de cette impératrice bienfaisante et douce, qui savait attendrir le coeur même des bête féroces.
Le visiteur du Lachtenweiher
Chaque printemps un très vieille homme fort riche, somptueusement vêtu, apparaissait sur les rives du lac de Lachtenweiher. Mais dès qu'on lui adressait la parole ou qu'il se sentait épié il disparaissait dans la forêt du Stosswald, dominant Kirchberg. Mais un jour, un jeune paysan parvint suivre le mystérieux vieillard. Pendant trois jours on ne revit ni l'un ni l'autre, et l'on commença à s'inquiéter du sort du jeune homme. Au crépuscule dur troisième jour, le jeune homme réapparu, un peu hébété, de la forêt. Il expliqua que par une féerie, il se retrouva en compagnie du vieux barbu dans un palais de Venise. L'homme lui raconta qu'il habitait cette ville et lui révéla son secret. Chaque année, il venait en Alsace dans la vallée de la Doller au bord de ce lac. Il avait en sa possession un très vieux grimoire lui donnant la marche à suivre pour ce déplacer rapidement. D'après un livre antique que l'homme avait en sa possession, les pierres du Lachtelweiher étaient magiques, capables de se muer en or pur. C'était ainsi qu'il avait amassé toute sa fortune...
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Les deux chats blancs de Wangen
A Wangen, l'angélus sonne. Soudain, surgissant de nul part, on les aperçoit, assis là, sur le mur du cimetière, mystérieux, avec leurs yeux écarquillés qui scintillent dans le crépuscule. Ils restent lovés là, immobiles. L'histoire commence pendant l'effroyable guerre de Trente Ans. En 1643 une troupe de soldats français à pris place forte dans le château de Wangen. La nourriture, qui était rare pour le peuple dans cette longue guerre, devint encore plus rare. Pourtant, ce n'est pas le grain qui manquait. Les soldats avaient pillé toutes les réserves environnantes, réquisitionnant aux habitants leurs stocks de nourriture. À Wangen tout cette récolte fut amoncelé dans les greniers du château; Ces vivres étaient réservés à la troupe, et les pauvres gens commençaient à crier famine. Le Schultheiss [maire du village] alla trouver le magicien du village, qui habitait devant la porte basse de la ville avec sa femme. «Que faire devant tant d'injustice et de misère?» lui demanda-t-il. Le vieil homme écouta longuement les doléances du dignitaire et le rassura. « Bientôt une armée de souris se répandra dans la ville. Ne leur jeté pas la pierre et ne les chassé pas de vos balais. Ces animaux seront là pour vous aider. Revenez dans huit jours et vous aurez tous les grains nécessaires!» Le lendemain le capitaine des troupes vint se plaindre chez le maire. «Nous sommes envahis par une multitude de souris qui dévorent notre grain. Les villageois doivent se mobiliser et éradiquer l'invasions.» Le brave Schultheiss se moquait des lamentations du soldat. Il fit semblant d'ameuter la population, en ayant eu bien soin de prévenir du stratagème. « N'en prenez cure, et laissez faire les rongeurs.» En quelques jours les souris eurent raison des grains stockés dans les greniers du donjon. Pas le moindre grains ne restait plus pour la troupe et les soldats quittèrent immédiatement la ville par manque de nourriture. La semaine passée le Schutlheiss retourna auprès du magicien. «Chose promise, chose dû»: dit le magicien. Le vieil homme appela son épouse et entraîna le maire le long des grandes murailles du bastion jusqu'à une sombre tour d'angle. Il pénétrèrent par une porte haut placée, à l'aide d'une une échelle posée là. Un plancher de bois couvrait le sol de l'immense pièce vide. Le magicien souleva une trappe et sous la mine stupéfaite du Schultheiss apparut une montagne de grains avec tout autour des centaines de souris grouillantes. «Mais comment diable, est-ce possible?» bredouillât le maire. L'enchanteur expliqua que les rongeurs avaient tout simplement «déménagé» leur butin du château vers cette tour pour bien en profiter tout au long de l'hiver qui s'annonçait rude. C'était mal connaître le magicien. devant le Schultheiss éberlué, le couple se transforma en deux énormes et magnifiques chats blancs. Ils se mirent à poursuivre avec agilité et hargne les souris qui, déconcertées par l'attaque, déguerpirent en une folle fuite à travers ville et champs. C'est grâce à cette enchantement que la population de Wangen pût être rassasié tout au long de ce rude hiver. Les magiciens disparurent à la même époque et depuis lors, de temps en temps, apparaissent les deux chats blanc. Les habitants de wangen ne connurent plus jamais la famine et l'apparition des félins est signe de bonheur car tous savent que le vieux couple de magiciens continue de veiller sur eux.
D'après Auguste Stoeber, «Études mythologiques sur les animaux fantômes en Alsace», Revue d'Alsace, 1852 --, illustration de Thierry Christmann, Dragons, fantômes et trésors cachés, Strasbourg, Coprur, 1988).
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La légende de la fée des sources
Il y a de cela bien longtemps, deux enfants se promenaient dans la forêt au-dessus du village de Rimbach-Zell pour cueillir des fraises des bois afin d'en faire une tarte. Ils en avaient déjà récolté un demi panier quand ils virent un papillon multicolore qui laissait dans son sillage une traînée de paillettes dorées. Ils tentèrent de l'attraper, mais il se dérobait à chaque fois, les entraînant de plus en plus loin du village au plus profond des bois. Ils parvinrent ainsi à une clairière. Au pied d'un énorme rocher, coulait une source à l'eau transparente et cristalline qui s'étalait en un petit bassin. Comme ils avaient très soif après la poursuite, ils se penchèrent pour y boire. Quelle ne fut pas leur surprise en apercevant, au milieu de la mare, une petite femme portant une couronne d'or, vêtue d'une robe bleue vaporeuse, flottant sur une légère feuille d'érable. Tout autour du miroir d'eau pure, se dressaient des maisons miniatures entre lesquelles des petits lutins s'occupaient à leurs tâches habituelles. Partout scintillaient des perles d'or et de diamant. Émerveillés, ils restèrent un moment ébahis devant ce spectacle féerique. Mais quand ils s'approchèrent pour mieux voir, un caillou roula sous leurs pieds, tomba dans l'eau et rompit le charme. Tout disparut : fée, maisons, lutins, or et diamants. Il ne restait plus que le clapotis de l'eau et une flaque au pied du rocher. Ils rentrèrent chez eux, racontèrent leur découverte, mais nul, jamais plus, ne retrouva l'emplacement de cette source.
(d'après un conte de l'abbé Charles Braun, "Légendes du Florival", 1866)
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Le veilleur modulait de sa voix mélancolique le cinquième couplet de sa
complainte :
Der Tag ckùnt ge schliche Fir d'Arme und d'Riche Der edle le Tag, des Gott ùns gab Ich winsch eich alle ne guete Tag
Le jour arrive en se traînant Pour les riches et pour les pauvres Le noble jour que Dieu nous donna A tous je vous souhaite une bonne journée |
La fille de la forêt
Par Irène Delse
Écrit par le jeune comte Nayi Eyyendis Silsha, ce poème s'inspire de légendes circulant parmi les paysans des provinces du Sud. Dans ces régions subsistent encore de vastes étendues de forêts touffues, sombres et manifestement très anciennes. Elles exercent sur les habitants de ces contrées, qui répugnent à y pénétrer, une mystérieuse répulsion.
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Hâtons-nous ! Ce rayon, c’est encore le jour, Mais vois venir l'étoile, A l'est bleui du ciel… Vois la nuit, mon amour, Croître dans le ciel pâle. Sens ! La fraîcheur descend qui annonce le soir. Dans la mienne, ta main Frissonne au souffle obscur d'une brise du noir. Où donc est le chemin ? Où se trouve l'orée des grands bois assombris ? Ces ronces, dans nos pas, Qui s'accrochent à ta robe avec leurs longs doigts gris, Ne m'arrêteront pas ! Oh ! Suis-moi, aide-moi ! Il faut nous en aller Hors de la forêt verte. Ma maison est là-bas, au creux de la vallée, Et la porte est ouverte. Les miens m'attendent près de l'âtre : je les vois, Serrés dans la lueur. Ils t'aimeront, Naïlaï, toi qui seras ma foi, Et ma vie, et mon cœur. Mais les troncs noirs, devant nous, s’écartent enfin ! Est-ce bien le soleil Qu’on voit en rougeoyant sombrer dans les confins ? Non, c'est un feu vermeil. Car, toi qui sais les forêts et leurs routes sombres, Toi qui ris, blanche fée, Quand je me déchire aux épines dans l'ombre, Toi qui, pour m’étouffer, Colles ta main glacée comme un sceau sur mes lèvres, Tu m'as pris dans tes rets, Et tu m'as conduit, brûlant d'un rêve de fièvre, Au cœur de la Forêt.~
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Les provinces méridionales du Nintaïka sont également le berceau de tout un cycle de légendes sur les " Naï Layyi
", les Filles de la Forêt, démons ou spectres d'apparence féminine dont le but est de séduire les hommes sans méfiance pour les attirer, à force de charmes, vers le royaume des ombres. ¦
Ce classique des Ranshar Hanlayi fut écrit par Ranyin Frenka, un affranchi d'ascendance krobor, au temps de la
conquête des Territoires du Nord. Le loup nintaïsha, ou loup noir (ransha), est un animal de grande taille, au
pelage sombre, qui vit des steppes du Nord aux montagnes du Kyalindari. Dans les légendes du Nintaïka, c'est une figure classique du Mal.
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Je suis le loup des steppes, Toujours affamé. Je rôde Sur la plaine immense Où les pieds de l'homme ne laissent pas de traces. Il ne fait pas bon me rencontrer Dans l'herbe haute où les hommes se perdent, Dans la nuit noire où les hommes se noient. Il tremble, Celui qui m'entend Hurler Dans le silence de la plaine. Mais nul ne revient jamais Qui m'a vu en face, Dans la trouée des herbes qui s'écartent, Dans les yeux d'or qui traversent la nuit~
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Ce qui, surtout, impressionne désagréablement les Nintaïshar, chez cet animal, ce sont ses yeux d'un jaune doré,
très semblables à ceux des nomades des steppes, les Krobor.
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